juin, 2020

lun29juin(juin 29)10:00 matindim20sept(sept 20)6:00 après-midiExpositions "LES PIONNIERS" - Fondation Manuel Rivera-Ortiz

détail---VISION-OF-TAIWAN.-Taihsi,-2009-©-WU-Cheng-Chang

Détails de l'évènement

L'année 2020 aura frappé particulièrement durement Arles. Les Rencontres d'Arles annulées, la Fondation Manuel Rivera-Ortiz a décidé d'ouvrir cet été ses 600 m² d’espace d’exposition au coeur de la capitale de la Photographie aux photographes, vidéastes, designers sonores, aux activistes, des individus, des citoyens qui s’engagent pour améliorer nos vies et notre rapport à notre environnement par l’augmentation de notre savoir et l’élargissement de nos univers individuels. « Les Pionniers » nous invitent à faire un pas de côté, à changer de point de vue : « s’il n’y a plus de Terra Incognita ni de « grands explorateurs » … qui sont les réels Pionniers aujourd’hui ? Les êtres humains ont parcellisé, surveillé, exploité les espaces terrestres, aériens, maritimes. Exit les Terra Incognita, les cartes sont pleines… il est temps de les rebattre ! ». Les 6 expositions présentées invitent à questionner nos limites, tant physiques que mentales ou spirituelles. La période que nous traversons nous pousse à nous questionner intimement. WU Cheng-Chang dans « Vision of Taiwan » livre une observation aigüe du territoire et des positions que l'artiste prend par rapport à l'évolution du pays dans lequel il vit. Pour « Exils Egéens » exposition composée de portraits, paysages et documents d’archives, Mathias Benguigui et Agathe Kalfas nous invitent à une autre lecture des problématiques contemporaines de Lesbos et construisent un espace de dialogue pour ceux qui ne se parlent plus. « Giving birth in exile », initié en 2016, en plein cœur de la crise migratoire européenne par la photographe Sylvie LÉGET, pense la migration sous un angle plus humain, celui de la maternité. ce travail relève à quel point ces femmes sont de véritables combattantes. Le photographe Pablo Ernesto Piovano dans "MAPUCHES. KUIFI AUKIÑ ÑI TREPETUN - THE AWAKENING OF ANCIENT VOICES" témoigne du soulèvement sans précédent des communautés Mapuches en ce début du XXIe siècle. Si Les Mapuches ont pu résister à la Couronne espagnole dans ce que sont maintenant le Chili et l'Argentine, elles ont été écrasées dans les années 60 par la violence et la mort. Leurs communautés, en partageant la revendication de leur identité culturelle, ont commencé à s’opposer à des projets d’extractions forestiers, miniers, électriques, pétroliers... Les voix anciennes se réveillent. Pour les 100 ans de la naissance de Boris Vian, l'exposition "On n'est pas là pour se faire engueuler" rend hommage à la passion de Boris Vian pour la musique et la chanson et son héritage. Musiques, photos, archives et documents personnels à l’appui, l’exposition reconstitue l’atmosphère singulière et pataphysicienne de l’oeuvre de Vian. Pendant plusieurs mois, la photographe Andrea Olga Mantovani a exploré territoire orientale de la Pologne, juste à la frontière avec la Biélorussie, où se situe la forêt millénaire de Bialowieza en cherchant à saisir les enjeux du conflit qui s’y déroule. Dans ce travail, elle a cherché à rendre compte de ses rencontres avec les militants écologistes, à porter par l’image, la voix des peuples de la forêt, celles des luttes et des imaginaires, révélant ce qu’elles ont de commun et d’actuel. Et depuis là, pouvoir saisir, autrement qu’en éternelles victimes, la guerre qui nous est faite. Virginie Blanchard, artiste photographe, investira l’espace d’atelier en deux temps. Une première réflexion sur l’isolationnisme à travers ses créations de sculptures céramiques corrélée à une installation photographique de sa série "La fugue" qui interroge notre présence/absence face aux œuvres et révèle, par l’effacement, les postures et codes inconscients qu’impriment en nous les schèmes et conventions inhérents aux lieux d’expositions institutionnels. Elle invitera ensuite des artistes à investir un mur de l’atelier, tel que Florence Mirol, sérigraphe, Anne Saligan, plasticienne, Stéphanie Jabir, plasticienne, Sébastien Abot, peintre. Fasciné par les possibilités créatrices de l’intelligence artificielle, Jean-Christian Bourcart produit et agence une multitude d’images générées par des algorithmes disponibles sur internet. Ces images sont le résultat de combinaisons complexes et infinies de plusieurs sources photographiques. L’oeuvre qui en résulte se présente sous forme de flux virtuels plus ou moins aléatoires délivrés en ligne ou sur des écrans, accompagnés d’images fixes imprimées sur des supports non conventionnels et de sculptures produites d’après modélisation d’images 2D. Exposition du 29 juin au 20 septembre
Source : Dossier de presse, Fondation Manuel Rivera-Ortiz.
Photographies : VISION OF TAIWAN. Taihsi, 2009 © WU Cheng-Chang, détail. EXILS ÉGÉENS. Untitled, 2016-2020 © Mathias BENGUIGUI, détail. GIVING BIRTH IN EXILE. Birth, 2018 © Sylvie LÉGET, détail.

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Temps

Juin 29 (Lundi) 10:00 AM - Septembre 20 (Dimanche) 6:00 PM